L’Europe en otage?

Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, livre un point de vue dans Ouest France le 30 mai. Personne ne conteste qu’à l’occasion du renouvellement, en 2014, de toutes ses institutions, l’Union européenne doive changer. Sa gouvernance imparfaite s’est montrée faible dans la crise. Elle doit décider vite, s’adresser aux citoyens en se rapprochant d’eux. Ces changements concernent tous les acteurs : les chefs d’État et de gouvernement, souvent plus enclins à défendre leur pré carré ; la Commission européenne qui peine à afficher ses priorités ; le Parlement européen lui-même, qui ne doit pas penser toujours qu’à réglementer. Toutefois s’Il est pertinent de vouloir réformer l’Europe et cela n’est pas si difficile, il suffit de changer quelques pratiques et il est injuste et lâche de la prendre en otage, il est plus urgent de réformer la France, qui garde tous ses atouts pour compter et se redresser. L’intérêt général exige d’en avoir le courage.

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Marine le Pen contre l’Europe

Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation, était l’invité d’Yves Calvi dans l’émission C dans l’air sur France 5 le 28 mai pour une analyse des résultats des élections européennes et de la réunion informelle des 28 chefs d’Etat et de gouvernement le 27 mai qui ont décidé de lancer une consultation sur les « priorités » futures de l’Union européenne et sur les nominations à la tête des institutions.

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La montée des populismes en Europe s’est accélérée avec la crise économique

L’édition romande du quotidien gratuit 20 minutes a publié le 28 mai une analyse des conséquences du scrutin européen qui s’est tenu le 25 mai et qui a mené à une percée des partis populistes, notamment en France. Le journal appuie son analyse sur des commentaires du président de la Fondation Robert Schuman, Jean-Dominique Giuliani, qui souligne que « la montée des populismes en Europe s’est accélérée avec la crise économique ». Selon lui, « le défi eurosceptique est lancé à la fois aux Etats membres et aux institutions européennes. Les premiers exigent un langage de vérité des gouvernements concernant les réformes nécessaires qui soient assumées, même au prix de la perte du pouvoir. Les secondes ont besoin d’une feuille de route qui fixe des priorités, avec un calendrier, par exemple de rapprochement fiscal et pourquoi pas social. »

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« Le vote FN et d’extrême-droite aux élections européennes »

Magali Balent, directrice des projets et chercheur à la Fondation Robert Schuman, était « L’invité des matins » sur France culture. Elle est interrogée sur le vote du Front national et de l’extrême-droite aux élections européennes. Elle rappelle que le Front national est avant tout un parti nationaliste et explique que, pour les électeurs qui ont voté FN, « les enjeux européens ont joué à la marge ». Elle souligne qu’un grand nombre d’entre eux se sont déterminés sur des enjeux nationaux ; ils ont donc été tentés de sanctionner les gouvernements et les élites au pouvoir. Mais, elle explique que cela ne signifie pas que les électeurs des partis extrêmes ne votent que sur des enjeux nationaux. En effet, dans le cas de la France, le discours du FN pour les élections européennes était un discours sur l’Europe « anti-européen certes », mais « avec des arguments qui concernaient l’Europe », alors que « les autres partis traditionnels n’ont pas su apporter des arguments sur l’Union européenne » souligne-t-elle.

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Après les élections, comment relancer la gouvernance européenne ?

Dans une tribune parue le 26 mai 2014, le président du Comité scientifique de la Fondation Robert Schuman, Jean-Paul Betbèze, analyse l’impact des élections sur la gouvernance européenne. Selon lui, le séisme provoqué par les résultats de ces élections en France et en Europe, doit conduire la gouvernance européenne à choisir entre deux options : « la « renationalisation » ou un « fédéralisme plus régional » ». Jean-Paul Betbèze analyse ainsi que si c’est le choix de la « renationalisation » qui est fait au niveau européen, cela conduira à une perte d’importance de Bruxelles au profit des Etats membres qui négocieront entre eux, tandis que la voie vers le fédéralisme implique « une mise en commun de grandes décisions stratégiques » dans plusieurs domaines. En tout état de cause, pour Jean-Paul Betbèze, ces « élections ont envoyé un avertissement : il n’y en aura pas d’autre. »

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Après le séisme, ce qu’il faut réformer

Après la débâcle des deux principaux partis politiques français aux élections européennes, le président de la Fondation Robert Schuman, Jean-Dominique Giuliani a publié le 27 mai un éditorial dans Le Figaro, dans lequel il analyse les principaux enseignements de ces élections. Abstention, politisation et personnalisation du scrutin, logique de coalition mais surtout exaspération des électeurs européens, autant de domaines où il faut chercher ces enseignements. Selon Jean-Dominique Giuliani, « il constitue une ardente obligation de réagir : les Européens (…) veulent que leurs dirigeants tracent des perspectives claires à leurs politiques sous contraintes ». Le temps est donc venu pour les nouvelles institutions européennes de « se réformer, d’agir et de communiquer différemment », car l’esprit pro-européen est majoritaire non seulement en Europe, mais aussi en France, où « 62% des Français souhaitent rester dans l’euro. »

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L’Europe aux urnes pour des élections sous la menace des eurosceptiques

Dans une dépêche le 25 mai 2014, l’agence France presse (AFP) évoque le scrutin européen au cours duquel les Européens votent pour des élections dominées par des enjeux nationaux, menacées par l’abstention et la montée des eurosceptiques après des années de crise, et pleines d’incertitudes sur la prochaine Commission. Elle cite le président de la Fondation, Jean-Dominique Giuliani, qui souligne que « L’euroscepticisme ambiant va être « renforcé par le vote contestataire contre les partis de gouvernement ». Il estime que « C’est une grosse pagaille qui s’annonce » pour former des groupes eurosceptiques au parlement européen. Il précise que « la tentative du Parlement européen de politiser et de personnaliser les élections n’a pas marché ».

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« Les Français ne veulent pas sortir de l’UE »

Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, était l’invité de « Good Morning Business » sur BFM TV. Il analyse les résultats des élections européennes et notamment la montée de l’euroscepticisme. Il explique que la France a fait de nouvelle fois figure d’exception pour ces élections européennes. Selon lui, cette montée eurosceptique est un vote sanction vis-à-vis de la politique du gouvernement. Il cite notamment un sondage – Institut CSA / Institut Montaigne / Fondation Robert Schuman / Orange / BFM TV – selon lequel 52% des personnes interrogées estiment que l’appartenance de la France à l’Union européenne est une bonne chose et 64% ne veulent pas sortir de l’Union européenne ou de l’euro.

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« Ce score du FN, c’est d’abord un problème franco-français »

Le 25 mai 2014, le directeur des études de la Fondation Robert Schuman, Thierry Chopin, a donné un entretien à Fabrice Pouliquen, journaliste de 20 minutes, pour commenter les résultats des élections européennes, et plus particulièrement ceux du Front national en France. Au cours de cet entretien, Thierry Chopin a particulièrement mis l’accent sur la dimension nationale de ce résultat, mettant en avant la dimension « vote-sanction » de ce scrutin sur la politique menée au niveau national. Thierry Chopin estime néanmoins que ce succès du FN n’est pas le pendant d’une évolution eurosceptique des Français : s’ils sont de plus en plus méfiants vis-à-vis de l’Union européenne, Thierry Chopin souligne qu’ils sont encore plus de 50% à estimer que l’appartenance de la France à l’Union européenne et à la zone euro est une bonne chose. Selon lui, le problème est d’abord franco-français.

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Jean-Dominique Giuliani dans « Les Décodeurs de l’éco »

Le président de la Fondation Robert Schuman, Jean-Dominique Giuliani, est intervenu dans « Les Décodeurs de l’éco » sur BFM le 22 mai 2014. L’émission portait sur la question « Une élection européenne contre l’Europe? ». Le président Giuliani, interrogé sur le sujet du traité transatlantique, a rappelé la position de force dans laquelle se trouve l’Union européenne pour aborder cette négociation. Anne Houtman, chef de la représentation de l’Union européenne en France,  Marie-Cécile Naves, sociologue et politologue, responsable des études du think tank Sport et Citoyenneté, Jean-Pierre Fleury, président de la Fédération nationale bovine, et Benaouda Abdeddaïm, éditorialiste économique à BFM Business étaient également présents.

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