« La percée des populistes au Parlement européen n’aura pas beaucoup de conséquences »

Le 21 mai 2014, le président de la Fondation Robert Schuman, Jean-Dominique Giuliani était l’invité de l’émission « L’invité de la Rédaction » sur la Radio Télévision Suisse au cours de laquelle il a répondu aux questions de Simon Matthey-Doret, Patrick Chaboudez et Georges Pop sur l’Union européenne, les élections européennes et la crise en Ukraine. A la question sur le « grand chambardement » que produirait sur l’Union européenne la percée des populistes de gauche et de droite, Jean-Dominique Giuliani a nuancé en indiquant que sur le plan institutionnel européen, ce résultat aurait peu d’importance car ils ne représenteraient au maximum qu’un quart du Parlement européen. Selon lui, les conséquences se feront davantage sentir sur le plan national, car c’est également au niveau national qu’il faut chercher les raisons du désamour de l’Union européenne.

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Européennes : la colère ou la raison

Le président de la Fondation Robert Schuman, Jean-Dominique Giuliani, a publié une tribune le 22 mai, premier jour des élections européennes au Royaume-Uni et aux Pays-Bas dans laquelle il revient sur le désamour des Français pour l’Union européenne et les raisons qui poussent aujourd’hui l’électorat français à s’abstenir ou à voter pour les partis protestataires. Pour Jean-Dominique Giuliani, il n’y a qu’un seul responsable : « Si l’Europe ne fonctionne pas bien, c’est d’abord par la faute des gouvernements de nos pays. » Et de fait, les maux qui sont imputés à l’Union européenne viennent de domaine qui n’entrent pas dans son champ de compétences. Le président de la Fondation Robert Schuman rappelle donc à quel point l’Union européenne est utile aux Français : « Avec ses partenaires, au prix enfin d’un réel et constant engagement, la France dispose, avec l’Europe, du meilleur moyen de continuer à compter dans le monde », mais cela seulement, « si à la colère, elle préfère la raison, qui doit s’exprimer le 25 mai. »

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Eurodéputés français: y a-t-il un non cancre dans l’avion?

Altantico cite une étude de la Fondation Robert Schuman selon laquelle l’eurodéputé français va à Strasbourg « par défaut » ou « faute de mieux sur le plan national ». Le second facteur qui explique le taux d’absentéisme français au Parlement est la démission relativement fréquente des eurodéputés en cours de mandat. L’attitude française consiste à ne rédiger aucun rapport à la différence des eurodéputés allemands ce qui alimente l’idée que les Français vont à Strasbourg « par défaut, faute de mieux sur le plan national ».

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Le manque d’influence française au Parlement européen

Le journaliste Emmanuel Jarry de l’antenne française de l’agence de presse Reuters a publié le 19 mai 2014 une analyse sur les raisons expliquant le manque d’influence de la France au Parlement européen. Dans son argumentaire, le journaliste cite une étude de Thierry Chopin, directeur des recherches de la Fondation Robert Schuman, dans laquelle il indique que « les élus français font en moyenne moins de mandats au Parlement européen (1,8 contre 2,4 pour un député allemand ou britannique) », ce qui explique, pour le journaliste, que la France n’a pas plus d’influence au Parlement. Citant une étude de la Fondation, le journaliste pointe par ailleurs l’incapacité du pays à briguer des postes à responsabilité au sein du Parlement européen : ainsi, « les Allemands occupent 55 des 370 postes à responsabilité dans le Parlement sortant, dont sa présidence avec Martin Schulz, deux vice-présidences, six présidences de commission, 25 postes de coordinateurs – un rouage clef du travail parlementaire ».

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La France est à la fois un moteur et un frein de l’intégration européenne

La journaliste Lara Marlowe a publié le 17 mai 2014 dans le quotidien irlandais « The Irish Times » un article analysant l’évolution ambivalente de la France au sein de l’Union européenne, entre Etat fondateur et eurosceptique. Elle illustre ses propos en citant, aux côtés de l’eurodéputée Sylvie Goulard et l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, Thierry Chopin, directeur des études de la Fondation Robert Schuman, selon qui « la France est à la fois le moteur et le frein de l’intégration européenne ». Pour Thierry Chopin, la montée actuelle des euroscepticismes s’explique notamment par le fait que la crise économique a conduit les gouvernements européens à régler les failles économiques des traités de Maastricht et de Lisbonne, sans pour autant en régler les failles politiques. En ce sens, « cela a provoqué la méfiance de la population française ». Pour Thierry Chopin, si l’intégration économique et budgétaire se poursuit, il est nécessaire que l’intégration politique se fasse également.

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Une Union de 500 millions de citoyens ne peut se passer de leadership

Catherine Chatignoux interrroge dans les Echos du 16 mai Thierry Chopin, directeur des études de la Fondation sur le bilan de la Commission européénne, et sur les réformes à entreprendre pour qu’elle fonctionne mieux à l’avenir.

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La destructrice infantilisation du débat gauche-droite

Dans sa chronique des Echos le 16 mai 2014, Eric Le Boucher se demande pourquoi la classe politique française est incapable d’expliquer la réalité de l’Europe ? Selon lui, parce qu’il est plus facile de maintenir la France dans des schémas simplificateurs que d’expliquer la complexité du réel. Il cite le président de la Fondation, Jean-Dominique Giuliani et son dernier ouvrage ‘Pourquoi et comment l’Europe restera le coeur du monde. Petit traité d’optimisme ».

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Au Parlement européen, droite et gauche votent-ils pareil?

Dans l’émission « Grand Angle » sur France Inter le 16 mai 2014, Delphine Simon s’interroge si droite et gauche votent pareil au Parlement européen. Est ce vrai ou faux ? Elle se référé en partie à la publication commune « Notre Europe-Fondation Robert Schuman » qui indique comment ont voté les députés européens lors de la législature 2009-2014.

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La menace populiste plane

Direct Matin s’intéresse le 15 mai 2014 au poids des extrêmes lors des prochaines élections européennes. Il interroge Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation, sur les raisons de ce phénomène. Selon lui, la « montée des populismes » ne s’explique pas seulement par un rejet de l’autre. Elle a une source économique et constitue une réponse à « l’absence de réponse politique satisfaisante à la mondialisation », après des années de crise, d’austérité et de chômage de masse. C’est donc également « l’occasion de sanctionner les équipes au pouvoir ».

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L’extrême droite peut-elle bloquer l’Europe?

Alain Franco signe dans le Point du 15 mai 2014 un article sur la vague populiste et eurosceptique attendue lors des élections européennes du 25 mai. Il s’interroge sur ce que pourra faire l’extrême droite. Il évoque notamment la question de l’assiduité de ces élus qui est cruelle pour les élus d’extrême droite, ainsi que pour certains élus de gauche comme Jean-Luc Mélenchon, qui font partie des lanternes rouges de cette assemblée comme le montre le classement de la Fondation Robert Schuman.

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