Un nouvel espoir pour l’Europe

Pierre Fauchon, Sénateur honoraire et Membre du comité scientifique de la Fondation, publie une tribune intitulée « Un nouvel espoir pour l’Europe ». Il constate que « les partisans de l’Union restent largement majoritaires au Parlement et que, pour la première fois de l’histoire, un chef de l’Exécutif européen a été désigné (in)directement par l’ensemble des citoyens européens ». Pierre Fauchon estime que la nomination probable à venir de Jean-Claude Juncker « restera le fait majeur de cette élection, parce qu’il s’agit d’un pas en avant, peut-être décisif, pour la construction européenne ».

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After the elections what are the prospects for the European Union?Après les élections, quelles perspectives pour l’Union européenne ?

Whilst at the height of the euro crisis some forecast the disappearance of the single European currency, and even quite simply the collapse of Europe, what do things look like now just as the end of the crisis now seems to be turning into a reality? Europeans are particularly concerned about the future. A great majority of them believe that the lives of the young generation will be more difficult than theirs has been. Europe must therefore prepare to rise to the major challenges of tomorrow. How? – by promoting all of its existing assets and especially by improving its weak points. Several things might influence the way Europeans see the future positively: improvements in the economic situation first and foremost, also changes that are due to be made to the European institutions in the follow-up to the last election.

Read moreAu lendemain des élections du Parlement européen des 22-25 mai 2014, quel avenir pour les Européens ? Quelles perspectives pour l’Union européenne ? Alors qu’au plus fort de la crise de l’euro, certains prédisaient la disparition de la monnaie unique européenne, voire même la désintégration pure et simple de l’Europe, qu’en est-il, à un moment où la sortie de crise semble se confirmer ? Les Européens se montrent particulièrement préoccupés pour l’avenir. Une très large majorité d’entre eux sont ainsi convaincus que la vie de la jeune génération sera plus difficile que la leur. L’Europe doit donc se préparer pour faire face aux principaux défis de demain. Comment ? En mettant en avant les atouts existants, et surtout en améliorant les points faibles. Plusieurs éléments pourraient avoir une influence positive sur la manière dont les Européens envisagent l’avenir : l’amélioration de la situation économique, d’abord. Mais également les changements qui devraient intervenir dans les institutions européennes à la suite du dernier scrutin.

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What should Brussels change? How can the functioning of the European institutions be improved rapidly?Que changer à Bruxelles ? Comment améliorer rapidement le fonctionnement des institutions européennes ?

How can the way the European institutions function be improved rapidly? This is the question that the Chairman of the Robert Schuman Foundation, Jean-Dominique Giuliani tries to answer. This paper is based on the belief that European integration is as relevant as ever but that the way it functions has to be revised; therefore it has to be more specific: without changing the treaties, how can the way the common institutions are run be improved, rapidly and in a way that will fulfil most expectations which are multiple and diverse that are now being expressed by the public about « Brussels » – the name which has now become pejorative, easy to wield and unclear? It only requires the personal commitment of the future President of the Commission, of the new Parliament as far as it is concerned and of the Member States in terms of the Council. The European Council on 26th and 27th June 2914 in its quest for renewed impetus might, in line with its vocation, be the trigger and lead to new perspectives.

Read analysis here57 ans après le traité de Rome, alors que l’Europe a connu sa première grande crise économique et financière et à l’issue d’élections européennes qui ont officialisé un doute envers la construction communautaire, le débat est ouvert sur le rôle et le fonctionnement des institutions européennes. 2014 est l’année du renouvellement du Parlement, de la Commission, des responsables chargés d’animer le Conseil européen et la diplomatie européenne. Un consensus s’est établi sur la nécessité de les adapter à un nouveau contexte international. L’Union ne peut rester sans réponse aux attentes croissantes à son endroit, sous peine de voir remis en cause le sens même de son existence.

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Who will the Commission’s next president be? A multiple-choice questionQui présidera la Commission européenne? Une question à choix multiples

The designation of the president of the European Commission requires a joint agreement on the part of the European Parliament and the European Council, which rests neither on the « Westphalia model » (whereby governments alone make the decision) nor on the « Westminster model » (whereby the president belongs to the party ranking first at the European elections). An analysis of the appointments made since 1979 allows us to identify the four main criteria likely to prevail during the negotiations currently getting under way.

Read the analysis hereLa désignation du président de la Commission suppose un accord conjoint du Parlement et du Conseil européens et ne repose ni sur un « modèle Westphalien » (les Etats décideraient seuls) ni sur un « modèle Westminster » (le Président devrait être un député européen). L’analyse des nominations intervenues depuis 1979 permet de faire apparaître les 4 principaux critères qui devraient prévaloir dans les négociations qui s’ouvrent.

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The European People’s Party has a slight lead just one week before the European electionsLe parti populaire européen possède une légère avance à une semaine des élections européennes

382 million citizens from 28 EU Member States are being called to ballot between 22nd and 25th May next to elect the 751 members of the European Parliament. The Dutch and the British will be voting on 22nd May; the Irish on 23rd, the Latvians, Slovakians and the Maltese on 24th, The Czechs on 23rd and 24th, and the Italians on 24th and 25th. The Europeans in the other 20 Member States will vote on 25th May.

Read the study382 millions de citoyens issus des 28 Etats membres de l’Union européenne sont appelés aux urnes du 22 au 25 mai prochain pour renouveler les 751 membres du Parlement européen. A une semaine du scrutin, l’écart entre PPE et PSE reste serré mais le PPE est toujours placé en tête. Selon les dernières enquêtes d’opinion, le PPE obtiendrait entre 212 et 221 députés. Les Socialistes & démocrates (S&D) remporteraient entre 194 et 209 élus. L’ALDE resterait le troisième groupe de l’Assemblée de Strasbourg avec 62 ou 63 députés, devant la Gauche unitaire européenne (GUE/GVN), qui obtiendrait entre 45 et 52 élus. Les écologistes (Verts/ALE) auraient entre 38 sièges et 52 sièges, les Conservateurs et réformistes européens (CRE/ECR), 43 ou 44 députés, et Europe libertés démocratie (ELD/EFD), entre 33 et 39 élus. Restent la question des non-inscrits qui, dans leur forme actuelle, obtiendraient 38 élus. Les partis qui ne sont pas actuellement représentés au Parlement et qui pourraient y faire leur entrée selon les sondages sans que l’on sache où ils siégeront en obtiendraient 62. La droite devrait s’imposer dans 14 Etats membres : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Croatie, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne et Slovénie. La gauche arriverait en tête dans 10 pays : Bulgarie, Estonie, Italie, Lettonie, Lituanie, Malte, Portugal, Roumanie, Slovaquie et Suède. Dans 4 Etats membres – Danemark, Grèce, République tchèque et Royaume-Uni, des partis populistes et eurosceptiques de droite ou de gauche pourraient arriver en tête, respectivement Parti du peuple danois (DF), Syriza, Ano 2011 et Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP). La participation risque d’être moindre que lors du dernier scrutin européen de 2009 (43,23%).

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Les élections européennes 2014 : un scrutin aux multiples enjeux

382 millions de citoyens issus des 28 Etats membres de l’Union européenne sont appelés aux urnes du 22 au 25 mai prochain pour renouveler le Parlement européen dont le siège est à Strasbourg, seule instance européenne à être désignée au suffrage universel direct. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni voteront le 22 mai, l’Irlande le 23 mai ; la Lettonie, la Slovaquie et Malte le 24 mai. La République tchèque se rendra aux urnes les 23 et 24 mai ; l’Italie les 24 et 25 mai. Les 20 autres Etats membres désigneront leurs députés le 25 mai. Au total, 751 parlementaires seront élus pour 5 ans lors de ce scrutin alors que l’Assemblée de Strasbourg compte actuellement 766 membres. L’Allemagne est le pays qui compte le plus grand nombre de parlementaires (99) mais également auquel le traité de Lisbonne en fait perdre le plus (96, -3). La Roumanie, la Grèce, la Belgique, le Portugal, la République tchèque, la Hongrie, l’Autriche, la Bulgarie, l’Irlande, la Croatie et la Lituanie perdront chacun un député. Les autres Etats membres conservent le même nombre d’élus. Le nombre minium d’élus est de 6 députés (Malte, Chypre, Estonie, Luxembourg).

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