Euro2030 group: eurocrats for a political Euro-UnionGroupe Euro2030: des eurocrates pour une Europe politique

As the European elections are in two weeks, a group of « eurocrats » created an initiative called Euro2030. This group was created by people working in Brussels directly or indirectly for the European Union and wants to create a debate in order to remind Europe that the European Union is also a political project that needs to be in the centre of the democratic debate. Through 50 concrete propositions inspired of the work of the German group of Glienicke and the French « Eiffel group », it proposes to redefine the basis for a new European social contract that would enable Europe to face the challenges of the globalisation. In that sense, it suggests the creation of a Euro-area Finance minister that would manage an own budget, the reinforcement of the European Parliament’s competences and the evolution of the European Council towards a more senatorial structure, but also the creation of a European financial court that would fight against tax evasion or the creation of a new European work contract.

The group’s manifesto
The 50 propositionsAlors que les élections européennes auront lieu dans deux semaines, un collectif d' »eurocrates » a créé une initiative intitulée Euro2030. Ce collectif, créé par des  conseillers de responsables européens ou de représentations nationales auprès de l’Union européenne, des assistants parlementaires, des membres des services des institutions ou encore des professionnels des affaires européennes dans le secteur privé à Bruxelles prend acte de l’inexistence d’un débat sur l’Europe et estime que l' »Europe est un projet politique » qui « doit être au cœur du débat démocratique. » Il propose de « redéfinir les bases d’un nouveau contrat social européen tout en proposant une refonte multidimensionnelle de l’Europe qui lui permette de répondre aux défis posés par la globalisation » , par le biais notamment de la mise en place d’une union politique regroupant les Etats de la zone Euro. On retrouve en ce sens parmi les propositions qu’il avance, la mise en place d’un ministre des finances au niveau de la zone euro, qui gérerait un budget propre, le renforcement des compétences du Parlement européen et l’évolution du Conseil européen vers une structure plus sénatoriale, mais également un parquet financier européen luttant contre la fraude fiscale ou encore un nouveau contrat de travail européen. Par cette initiative, le collectif se pose en nouvel acteur du débat européen, dépassant l’«inertie des partis traditionnels » sur l’Europe, et « la tentation nationaliste » qui doit grossir le nombre de députés eurosceptiques au Parlement européen après le 25 mai.

Manifeste du collectif
Les 50 propositions