L’Europe en otage?

Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, livre un point de vue dans Ouest France le 30 mai. Personne ne conteste qu’à l’occasion du renouvellement, en 2014, de toutes ses institutions, l’Union européenne doive changer. Sa gouvernance imparfaite s’est montrée faible dans la crise. Elle doit décider vite, s’adresser aux citoyens en se rapprochant d’eux. Ces changements concernent tous les acteurs : les chefs d’État et de gouvernement, souvent plus enclins à défendre leur pré carré ; la Commission européenne qui peine à afficher ses priorités ; le Parlement européen lui-même, qui ne doit pas penser toujours qu’à réglementer. Toutefois s’Il est pertinent de vouloir réformer l’Europe et cela n’est pas si difficile, il suffit de changer quelques pratiques et il est injuste et lâche de la prendre en otage, il est plus urgent de réformer la France, qui garde tous ses atouts pour compter et se redresser. L’intérêt général exige d’en avoir le courage.

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